mercredi 14 octobre 2020

Le Héros magnifique, de Yuen Woo-ping (1979)

heros_magnifique.jpg, oct. 2020
La tatane tragi-comique

Le Héros magnifique, ou "The Magnificent Butcher" dans sa version internationale, compose une impressionnante kung fu comedy, tant du point de vue de la chorégraphie des bastons abondantes que de la tonalité qu'il adopte pour raconter l'histoire, évoluant de la comédie la plus naïve et la plus franche (dans la droite lignée des films comme Le Marin des mers de ChineSammo Hung donne la réplique à Jackie Chan) à un sens du tragique très frontal. Au sein d'un tel référentiel comique, c'est la première fois que je vois des morts aussi violentes (pas graphiquement, mais psychologiquement disons) dans ce registre du film d'arts martiaux : la composante dramatique se révèle très surprenante.

Les deux grosses attractions du film sont très clairement Sammo Hung et Fan Mei-sheng. Le premier, dans son registre classique de rondouillard débonnaire, un peu trop naïf, principal ressort comique des innombrables imbroglios qui insufflent énormément de rythme à l'histoire, dans un rôle étonnamment physique. Le second dans un rôle de sensei qui rappelle un drunken master, les trois quarts du temps bourré, totalement inoffensif en apparence mais parfaitement redoutable quand il se décide à participer aux tatanes environnantes. Lorsqu'il s'immisce dans les bastons générales, il en fait des moments parmi les meilleurs du film, un mélange d'acrobaties de l'espace et d'humour décontracté bien dosé.

Le combat final, lorsque Sammo Hun oppose aux "Five Elements" du kung-fu de son adversaire les "Five Animals" que lui a enseignés / rappelés son maître, traîne un peu en longueur, en se focalisant sur des coups rapprochés, sans trop d'interaction avec l'environnement, et faisant la part belle aux bruitages un peu kitsch. Mais tout le film baigne dans une telle effervescence, injecté d'humour potache et de tension dramatique, que cette dernière parvient à préserver l'originalité très appréciable du reste. Un gros morceau du cinéma hongkongais à mes yeux de semi-néophyte, avec des chorégraphies parfois survitaminées. Et puis Sammo Hung qui fait le con au marché avec ses cochons, c'est inestimable.

epreuve.jpg, oct. 2020

mardi 13 octobre 2020

Le Chemin des étoiles, de Anthony Asquith (1945)

chemin_des_etoiles.jpg, oct. 2020

L'ombre d'un pilote On reconnaît assez vite la sobriété de mise en scène et la pudeur du mélodrame qui caractérise si bien le cinéma du réalisateur britannique Anthony Asquith, qui plus est lorsqu'elle s'incarne à travers un personnage interprété par Michael Redgrave — son rôle d'enseignant dans  […]

Lire la suite

lundi 12 octobre 2020

L'Éveil de la glèbe, de Gunnar Sommerfeldt (1921)

eveil_de_la_glebe.jpg, oct. 2020

Naissance d'une nation Un obscur film norvégien (bien qu'adapté d'un roman à succès écrit par un prix Nobel de littérature) qu'on croyait perdu jusqu'à ce qu'on retrouve deux bobines complémentaires au début des années 2000 — qui ne permirent pas de reconstituer la totalité du film, une vingtaine  […]

Lire la suite

dimanche 11 octobre 2020

Robe Noire, de Bruce Beresford (1991)

black_robe.jpg, oct. 2020

"They have hairy faces like dogs. Who are they? — They are French." Dans cette vision très crue de la mission d'évangélisation au sein d'Indiens Hurons menée par un jeune jésuite au Canada au 17e siècle, on reconnaît le style parfois brutal de Bruce Beresford, auteur de Héros ou Salopards  […]

Lire la suite

samedi 10 octobre 2020

Watermelon Man, de Melvin Van Peebles (1970)

watermelon_man.jpg, oct. 2020

"That guy needs a sun lamp like Fred Astaire needs dancing lessons." Melvin Van Peebles est avant tout connu pour avoir initié le registre de la blaxploitation avec le bordélique et rageur Sweet Sweetback's Baadasssss Song, tourné comme un porno cheap de l'époque tout en conservant un ton  […]

Lire la suite

Xtro, de Harry Bromley Davenport (1982)

xtro.jpg, oct. 2020

"Cheap foreign bulbs!" Grosse bisserie horrifique sans le sou à la croisée d'Alien et de Elmer, le remue-méninge, dépourvue des moyens du premier et de la folie teintée de second degré du deuxième. Dommage que Harry Bromley Davenport se prenne autant au sérieux pour raconter l'histoire de  […]

Lire la suite

vendredi 09 octobre 2020

Shin Joong Hyun & Yup Juns, de Shin Joong Hyun (1974)

shin_live.jpg, oct. 2020

Shin Joong Hyun est un sacré énergumène, comme en témoignent les bribes de sa biographie accessibles (il subit beaucoup de menaces suite à son refus de composer des hymnes nationaux à la gloire du dictateur d'alors, soutenu par les États-Unis) : il a longtemps été surveillé pour ses activités  […]

Lire la suite

jeudi 08 octobre 2020

Le Vaisseau fantôme, de Michael Curtiz (1941)

vaisseau_fantome.jpg, oct. 2020

"Life is the cheapest thing in the world." L'allégorie m'a échappé mais il est vrai qu'il est tentant de voir dans cette histoire de capitaine de bateau tyrannique une évocation de l'Europe sous le joug d'Hitler — le film sort en 1941, année de Pearl Harbor. Sous les traits du jeune  […]

Lire la suite

mercredi 07 octobre 2020

Une Femme dangereuse, de Raoul Walsh (1940)

femme_dangereuse.jpg, oct. 2020

"Early to rise and early to bed, makes a man healthy, but socially dead." Un étonnant film bicéphale réalisé par Raoul Walsh, divisé en deux morceaux presque disjoints, jusque dans la dichotomie opérée par les titres anglais et français mettant respectivement l'accent sur la première  […]

Lire la suite

mardi 06 octobre 2020

Big Time, de Chris Blum (1989)

big_time.jpg, oct. 2020

Big time, dear Tom 1h30 de morceaux de concerts de Tom Waits, entrecoupés par des petites saynètes dans lesquelles Tom Waits rêve lesdits morceaux de concert dans des décors baroques tout droit sortis de son imagination — et de celle de sa femme, très impliquée dans la mise en scène de ses  […]

Lire la suite

- page 1 de 114