vendredi 12 février 2021

That Total Age, de Nitzer Ebb (1987)

that_total_age.jpg, fév. 2021

Après le délire EBM germanophone de Deutsch Amerikanische Freundschaft, voici venu le tour des britanniques Nitzer Ebb. EBM jusqu'à la moelle, la définition du genre à l'état pur semble-t-il. Tout est dans le rythme basique, monotone et effréné, avec des mélodies typiques de la musique industrielle. Très répétitif, brutal, violent, troublant. Un minimalisme brut, un peu comme du Depeche Mode plus violent et un chat plus rugueux. Du son hypnotique, contre toute attente en ce qui me concerne.

Extrait de l'album : Violent Playground.

À écouter également : Murderous, Let Beauty Loose.

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Battement de cœur, de Henri Decoin (1940)

battement_de_coeur.jpg, janv. 2021
"Ben non !"

Dans cette comédie signée Henri Decoin avec Danielle Darrieux (sa femme à l'époque), il y a autant de cette France juste avant la Seconde Guerre mondiale, en quête de légèreté, que d'Amérique à travers les caractéristiques de la comédie nationale on ne peut plus classiques, importées par le couple après un séjour auprès de grands réalisateurs américains aux États-Unis. Même si le film semble décousu dans les grandes largeurs, la comédie romantique tourne à plein régime du début à la fin — et ce malgré un happy end un brin forcé.

Peut-être que la caméra a un peu trop tendance à n'avoir d'yeux que pour Darrieux : sa prédominance à l'écran se fait très clairement au détriment d'un cortège de personnages secondaires qu'on aurait aimé voir davantage développés, à l'image du pleutre Julien Carette qui n'en finit par de courber l'échine ou de l'imposant Saturnin Fabre qui aurait pu alimenter l'arc narratif ayant trait à l'école des voleurs de manière beaucoup plus soutenue. Mais ce serait bouder son plaisir que de passer à côté de la légèreté de cette comédie presque entièrement initiée par des malentendus (presque screwball, donc) apparaissant dans des situations farfelues ou extravagantes — dans la grande tradition de la comédie américaine, encore une fois, à son âge d'or. Sans aller jusqu'à comparer Battement de cœur avec des monuments comme Trouble in Paradise et Danielle Darrieux avec Miriam Hopkins, Margaret Sullavan et autres Katharine Hepburn, il y a une bonne part de bouffonnerie appréciable et de gaieté débridée chez Decoin.

Darrieux y est pour beaucoup, dans l'ironie mélancolique qu'elle exprime régulièrement entre deux grosses frasques (on se souviendra longtemps du "Ben non !" balancé en plein mariage blanc auquel on la contraint). La technique est bien huilée à l'aide d'une mise en scène alerte sans grands et beaux effets de style (pour le dire autrement, on n'est pas chez Ophüls), avec des dialogues fins qui fusent dans tous les sens. Il s'en dégage au-delà de ces considérations un parallèle étonnant entre les frasques des bas-fonds qui institutionnalisent le métier de pickpocket et la duperie des hautes sphères aristocratiques, avec des contrastes forts (de l'argot qui claque en dîners mondains avec de grands sifflements), deux univers entre lesquels la protagoniste oscillera jusqu'au dénouement.

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mercredi 10 février 2021

Madre, de Rodrigo Sorogoyen (2019)

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Courtes focales en plans-séquences

Beaucoup de partis pris de mise en scène développés par Rodrigo Sorogoyen peuvent paraître excessifs, surtout au terme d'un voyage de deux heures ancré sur la côte atlantique des Landes qui revendique aussi frontalement son systématisme technique — et dont courte focale et plan-séquence sont manifestement les maîtres-mots. On pourrait s'arrêter au sensationnalisme du quart d'heure introductif (un court-métrage du même nom, à l'origine) qui tord les boyaux à peu de frais en jouant sur la tension générée par une peur basique de parents, la perte d'un enfant. Le bruit du ressac permanent, aussi, comme la continuation ininterrompue d'une souffrance se rappelant sans cesse à cette femme (bouleversante Marta Nieto) qui tente de se reconstruire précisément sur les lieux de la disparition de son enfant, peut finir par user les sens. Quelques ingrédients psychologisants de trop, quelques dialogues maladroits, regrettables eux aussi.

Pourtant, de l'autre côté de l'ellipse qui sépare le court-métrage de Sorogoyen de 2017 de la suite offerte par cette version longue de Madre, il y a un portrait de femme vraiment bouleversant. Sur cette plage des Landes, dix ans après la disparition qui restera mystérieuse et non-élucidée, Elena est une mère endeuillée qui se reconstruit après la perte d'un enfant. Le sujet est bien traité, avec la bonne distance, la bonne dose d'incertitude (pour le personnage tout comme à l'extérieur de la diégèse), les bonnes zones de flottement aux bons moments. Après l'introduction qui foudroie, le film s'oriente vers la douceur d'une quête éperdue, celle d'une femme évoluant dans un univers presque vaporeux, à la poursuite d'illusions bénignes en apparence.

Sorogoyen parvient à jouer sur la thématique de l'ambiguïté et du malaise, dans la relation qui se noue entre la mère et cet enfant qu'elle pense être le sien, avec une certaine dextérité, sans en faire trop. L'asymétrie des intérêts dans cette relation est le moteur de la narration, avec d'un côté un enfant de substitution et de l'autre une femme qui ne ressemble à aucune autre. En creux, la question de la réciprocité extrêmement troublante d'un amour difficilement descriptible. Immensité de la plage, immensité de la mer, immensité de la douleur. Rien ne viendra éclairer les circonstances du drame : en découle un voile pudique sur le drame passé qui enferme peut-être davantage la protagoniste dans sa solitude. Marta Nieto, dans le rôle de cette mère blessée transformée en animal sauvage, sur la route du pardon, en écho à une sensibilité déchirante, est inoubliable.

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lundi 08 février 2021

Le Cas du docteur Laurent, de Jean-Paul Le Chanois (1957)

cas_du_docteur_laurent.jpg, janv. 2021
Gabin médecin adepte de la méthode psychoprophylactique

Une bizarrerie assez incroyable, qui se déroule dans le magnifique décor des Alpes du Sud-Est, non-loin de Saint-Martin-Vésubie, lové au creux des montagnes de la vallée des merveilles : on voit Jean Gabin, médecin parisien de son métier, y débarquer pour effectuer un remplacement dans un coin de ruralité prononcée, ayant des convictions en matière d'obstétrique rudement avant-gardistes. Le point de vue du film épouse ainsi celui de son protagoniste pour se faire le fer de lance d'un féminisme vraiment incroyable, en cette année 1957, qui se permet au-delà de cela de terminer sur un accouchement capté en mode documentaire frontal (quelques inserts en gros plans, du moins) franchement impossible à anticiper. Un sacré tabou cinématographique mis à mal — on pense au très récent Énorme, de Sophie Letourneur, forcément.

Bon, bien sûr il faut mettre de côté le discours sur la science, qui met d'un côté les méchants médecins qui pratiquent bêtement et de manière aristocratique la médecine classique et de l'autre le génie de l'innovation qui sait que son traitement va fonctionner avant même de l'avoir testé — rejoignant en cela l'encart final : "Ce film est dédié respectueusement aux pionniers de la méthode psychoprophylactique d’accouchement sans douleur. Il a été réalisé avec l’aide de la maternité des métallurgistes à Paris où cette méthode a été pratiquée la première fois en France en 1952." Ce n'est clairement pas la partie la plus pertinente du film. Mais pour le reste, deux choses au moins valent le détour : la description de la ruralité et la poussée de féminisme jovial et revendicateur qui irrigue le dernier temps.

La méfiance qu'inspire le nouveau docteur (parisien de surcroît) dans ce petit village provençal donne à Jean-Paul Le Chanois l'occasion de développer un tissu d'opprobre qui s'étend progressivement dans la vallée, à l'encontre de Gabin et de son plaidoyer militant pour un accouchement sans douleur (qui paraît tellement facile, c'est plutôt drôle, mais passons). Une division gangrène le village, avec d'un côté les personnes ouvertes à cette nouvelle méthode et de l'autre les sceptiques qui y voient un charlatan. L'occasion de dépeindre une mentalité masculine conservatrice à grands traits, et par opposition un féminisme joyeux qui se libère de son carcan en prenant les devants pour l'accouchement final : la scène de la prise de pouvoir (par Nicole Courcel et Silvia Monfort surtout, dans une embardée joyeuse et presque soviétique dans son formalisme, en exagérant beaucoup) à travers la conduite du camion est assez folle, aussi folle que l'idée de voir Gabin en médecin progressiste. Le message est lourd, bien sûr, avec un didactisme matraqué un peu trop fortement dans la première moitié, mais non dénué d'humour. Une vraie curiosité des années 50.

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dimanche 07 février 2021

Finis Terrae, de Jean Epstein (1929)

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Aux confins d'un monde

Première publication le 04-09-2016.

Quelle poésie du réel... Quelle façon de filmer l'homme au travail, quelle façon de magnifier les gestes du quotidien ! Quotidien du siècle dernier, certes, puisque les goémoniers d'alors ne devaient pas pêcher, faire sécher, et réduire à l'état de cendres (dans le but de vendre cette substance riche en soude) les algues marines comme on le fait aujourd'hui. On peut imaginer que les pêcheurs bretons du 21e siècle n'ont plus à s'isoler sur l'île de Bannec, au large de l'île d'Ouessant (le Finistère viendrait du latin finis terrae, "fin de la terre"), pendant plusieurs mois, dans de telles conditions. Mais la démarche conserve tout son pouvoir de fascination : Jean Epstein s'applique, pendant une bonne partie du film, à extirper la substantifique et merveilleuse moelle du réel. Ou presque réel.

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Le réalisateur français, né dans l'Empire russe, expliquait ainsi son approche : « Aucun décor, aucun costume n'auront l'allure, le pli, de la vérité. Aucun faux-professionnel n'aura les admirables gestes techniques du gabier ou du pêcheur. » Et force est de constater qu'il se dégage de cette "presque réalité" peuplée d'acteurs non-professionnels, de cette "ethnofiction", quelque chose de fabuleux. Leurs gestes ancestraux, leurs visages burinés, leurs mains sculptées par le travail prennent une dimension étonnamment lyrique à travers les yeux d'Epstein. On est bien au-delà du simple désir d'exhiber des images pittoresques. Chaque plan ou presque pourrait être extrait d'un reportage photographique, documentaire et vaguement impressionniste. En dépit de sa trame narrative éminemment tragique (un pêcheur se blesse et risque la mort sur cette île isolée), Finis Terrae se tient bien loin du mélodrame et se rapproche du témoignage.

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Sous bien des aspects, on peut faire le rapprochement entre Finis Terrae et les œuvres de Robert J. Flaherty comme Nanouk l'esquimau (lire le billet) et surtout Tabou, co-réalisé avec Murnau en 1931. Difficile d'imaginer qu'Epstein, surtout à l'époque, n'avait pas ces "films"-là en tête quand il tourna le sien. Il y a clairement dans sa façon de filmer les vagues s'écrasant contre le récif, au ralenti, de manière répétée, une certaine volonté de rendre encore plus intense la réalité de l'attente des familles, voire de la peur. De donner une vision du réel (parmi d'autres, sous-entendu). La photogénie des côtes bretonnes sous son œil est bouleversante ; la puissance poétique de ces images à l'esthétique raffinée effleurant l'épure, au cadre et à la composition minutieusement arrangés, est renversante.

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Seconde publication le 06-02-2021.

Finis Terrae marque une rupture nette dans la filmographie de Jean Epstein, un an après "La Chute de la maison Usher" qui initiait l'exploration d'une composante cinématographique à haute teneur poétique. Exit le fantastique, place au réel et au pragmatique, en immersion du côté des îles de Bannec et d'Ouessant. Mais Epstein ne s'engage pas dans une veine documentaire classique, en travaillant son matériau (la vie, les coutumes et les histoires des habitants du coin) à la frontière du réel et de la fiction. Il extrait une matière poétique très surprenante par ses cadrages intenses, presque en photographe lors de certains plans figés, et en expurgeant une grande partie du potentiel mélodramatique (une initiative peu commune à l'époque) de cette histoire de pêcheur entre la vie et la mort isolé sur un petit îlot désert. Tout est dans la suggestion pour figurer l'attente insurmontable du village, avec le ralenti des vagues qui s'écrasent contre le récif au sein d'un segment interminable du film, tandis qu'un médecin a été envoyé à travers la brume sur la mer houleuse.

On reconnaît également l'état d'avancement du travail d'Epstein en matière d'expérimentation graphique, notamment pour représenter la maladie virant au délire d'Ambroise, le pêcheur blessé dont l'état inquiète. Des lentilles déformantes, des surimpressions, des lumières vacillantes, des nappes brumeuses, le montage qui s'affole ou au contraire se calme soudainement... L'irréel ainsi extrait du réel pour susciter une évocation du travail des goémonier au début du XXe siècle, à travers les gestes quotidiens érigés en poème lyrique, bien détachée du principe de la chronique sociale ou de l'enquête ethnographique, débouche sur une œuvre d'une grande singularité, dans le sillon des poèmes bretons signés Epstein.

samedi 06 février 2021

L'Ange de la rue, de Frank Borzage (1928)

ange_de_la_rue.jpg, janv. 2021
"Love is like the measles. When it comes, you cannot stop it."

En matière de mélodrame, on n'en attend pas moins de la part de Borzage. L'ange de la rue, c'est l'euphémisme qui désigne Janet Gaynor, prostituée en titre qui se trouve contrainte dès l'introduction, au choix, de vendre son corps ou de se résoudre au vol, pour trouver l'argent qui lui permettra d'acheter les médicaments afin de soigner sa mère mourante. Dans une séquence peut-être un peu trop expéditive et injustifiée, elle tente simultanément les deux options qui s'offrent à elle et sera saisie sur le champ par la police napolitaine qui la surprend la main dans le sac. C'est le point de départ d'un nœud tragique du récit, alimenté juste ce qu'il faut pour le maintenir brûlant comme des braises sur lesquelles on souffle, et qui sera remis sur le devant de la scène plus tard dans le film, une fois le moment opportun venu.

D'emblée, les (gros) moyens se font sentir dans la reconstitution de la ville italienne du début du 19ème siècle, crasseuse, pouilleuse et brumeuse. Mouvements de caméra à la grue imposants, et même des plans-séquence assez notables pour l'époque qui nous entraînent au milieu de la foule lorsque Charles Farrell recherche désespérément sa promise, au milieu d'ombres qui s'agitent en tous sens. Borzage du côté de Murnau, c'est assez inattendu : des espaces découpés par leurs formes géométriques saillantes, l'expressionnisme qui affleure sans discontinuer avec la brume éclairée tout en clair-obscur, et avec en prime comme un sens avant-gardiste de l'horreur à venir dans les années 30, à l'image de son contemporain La Chute de la maison Usher (signé Epstein) sorti la même année, en 1928. Quelques éléments sonores sont très remarqués, aussi, témoins d'un cinéma non-muet à ses balbutiements : les personnages sifflent et se répondent, avec insistance, le bruit angoissant du heurtoir qu'une main frappe contre la porte, et un son de cloche signe le début et la fin d'une permission d’une heure que la protagoniste obtient du policier venu la reconduire en prison.

Dans le dernier temps du récit, lorsque les amants fous amoureux se retrouvent par hasard après avoir été brutalement séparés — cette séparation étant le point névralgique du mélodrame et le cœur du film autour duquel il gravite presque tout entier —, Borzage s'engage avec vigueur et obstination sur la voie de la rédemption, sur l'autel de la religion, avec en point de mire l'amour comme seul véritable moyen d'absoudre ses péchés (ou presque). Difficile de ne pas voir la scène finale de réconciliation comme un miracle qui émerge de la grisaille brumeuse plongée dans les ténèbres — un moment expressionniste très fort, encore une fois proche de l'horreur pure lorsque Farrell se fait menaçant, à mettre dans la continuité de la scène extrêmement expéditive du tribunal qui montrait une toute petite Gaynor écrasée par les juges. Comme un écho lointain des effusions à forte teneur mélodramatique qui ont rythmé tout le film.

“Everywhere… in every town, in every street… we pass, unknowing, human souls made great by love and adversity.”

mere.jpg, janv. 2021 tableau.jpg, janv. 2021 fenetre.jpg, janv. 2021

jeudi 04 février 2021

Il était une fois la télé, de Marie-Claude Treilhou (1985)

Dans le Sud des années 80

50 minutes en immersion dans un petit bled des Corbières, dans l'Aude, au début des années 80 : voilà ce que propose tout simplement la toulousaine Marie-Claude Treilhou, avec comme fil rouge parfois ténu ce que la télévision représentait alors pour les habitants des environs. Elle y retournera 30 ans plus tard en reproduisant le même dispositif documentaire.

Un court témoignage qui n'intéressera pas grand monde, mais se plonger dans la région du Val-de-Dagne "avé l'assent" pour discuter journal télévisé, météo et véracité de l'information, ça n'a pas de prix à mes yeux. La place de la télévision et le rapport que les habitants de Labastide-en-Val y entretiennent est étonnamment hétérogène, on compte beaucoup de remarques pertinentes sur le rôle qu'elle jouait, déjà, en 1985. Au détour d'une conversation sur les programmes télés, la clairvoyance brute émerge spontanément, teintée de pudeur et d'hésitation : 30 ans avant l'arrivée de Netflix en France, un viticulteur dit, tout penaud, "ce serait mieux d'avoir une liste de films, vous pressez un bouton et le film que vous demandez arrive. Voilà. Mais ça, c'est impossible, je pense. C'est un rêve, ce que je dis, ça peut pas se réaliser, certainement." Sidérant, entre autres considérations.

En découle un regard sur l'empreinte laissée par la télévision sur ce petit coin de ruralité, en observant discrètement l'impact sur les mentalités. On y cause des actualités régionales (il n'y en a pas assez) et de ce qui se passe à l'étranger (c'est trop sordide, ça mine le moral), du lien social, du conditionnement, du vrai, du faux, du vrai dans le faux et du faux dans le vrai, déjà. Le curé philosophe sur le rôle de l'image dans notre représentation du monde. La réalisatrice s'amuse avec la mise en scène de son documentaire pour rappeler qu'on n'est pas dans la réalité mais dans sa captation, avec cette petite scène finale de répétition théâtrale sur un muret.

Le docu : https://www.youtube.com/watch?v=_1oC-0RTbIE

rue.jpg, fév. 2021 marches.jpg, fév. 2021 télé.jpg, fév. 2021 internet.jpg, fév. 2021

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