jeudi 25 juin 2026

Vol. II, de Angine de Poitrine (2026)

vol_ii.jpg, 2025/01/29
Buzz buzz buzz, un peu de psych, un peu de clown

Impossible d'être passé à côté de la méga hype de ces dernières semaines (c'était en février / mars), l'algo de YouTube m'ayant martelé leur récent live KEXP (excellent au demeurant) des dizaines de fois avant que je ne cède au visionnage. Le duo de clowns canadiens de Angine de Poitrine. Clairement on se demande ce qui importe le plus dans le groupe, entre leur musique (certes un minimum originale) et leur délire autour des costumes, du maquillage, et de la mise en scène de manière plus générale. En première intention, j'avoue avoir été plutôt séduit par le son de la guitare microtonale, un peu comme pour Flying Microtonal Banana de King Gizzard And The Lizard Wizard sorti il y a déjà presque 10 ans. Mais les écoutes répétées de leur premier album ne s'est pas avéré aussi fructueuses que ce que j'aurais pensé, il arrive un moment où les boucles psychédéliques (le guitariste-bassiste rentabilise son looper à mort) finissent par ne plus être aussi hypnotiques qu'au début, et juste un peu répétitives. Ce n'est pas vraiment la fontaine de créativité vanté partout ces derniers temps, et plus j'ai vu leurs interventions plus une gêne a grandi en moi — ils en font vraiment beaucoup avec le délire extra-terrestre à mon goût. Sur ce premier album, on frisait à mon sens la "elevator microtonal music" (lu sur RYM).

Et puis j'ai passé deux semaines à écouter ce Vol. II en alternant entre deux pôles : d'un côté je luttais contre ce sentiment a priori négatif lié au phénomène de mode, et de l'autre je ne pouvais que constater que ce second album m'a littéralement happé. Comme si le duo canadien avait enfin su capitaliser adroitement sur leur identité et était parvenu à créer un ensemble beaucoup plus convainquant. Ludique, hypnotisant, à cheval entre Math Rock et Psychedelic Rock, avec un recours modéré aux effets divers. Étonnamment, plus je l'écoute et plus je m'éloigne du jeu du bassiste / guitariste pour me concentrer sur le style du batteur que je trouve extrêmement rigoureux. Bien sûr il y a un côté exercice de style, mais l'exploration des nombreux sous-registres m'a pas mal plu ici. Ça doit quand même être très drôle en concert.

Extrait de l'album : Sherpa.

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À écouter également : Fabienk, Mata Zyklek, et Yor Zarad.

Et bien sûr le live KEXP.

lamps_band.jpg, 2025/01/29

vendredi 19 juin 2026

Big Night, de Campbell Scott et Stanley Tucci (1996)

big_night.jpg, 2026/03/24

"Give people what they want, then later you can give them what you want." Le monde de la cuisine italienne professionnelle comme un carrefour thématique d'une étonnante diversité et d'une surprenante complexité : Big Night occupe une place de choix dans la section relative aux bizarreries  […]

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mardi 09 juin 2026

In the Soup, de Alexandre Rockwell (1992)

in_the_soup.jpg, 2026/03/24

"Well, you can't have everything." Le personnage de Steve Buscemi, réalisateur novice se démenant pour financer son premier film alors qu'il n'arrive pas à payer son propre loyer, dégage quelque chose de très attachant. Le capital sympathie ne provient pas uniquement de l'acteur lui-même,  […]

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lundi 18 mai 2026

Les Chevaux de feu (Тіні забутих предків, Тени забытых предков), de Sergueï Paradjanov (1965)

chevaux_de_feu.jpg, 2026/03/24

La beauté baroque des amants maudits Découvrir Les Chevaux de feu aujourd'hui, dans mon parcours cinéphile : quel bonheur. La preuve, encore une fois et si besoin était, que l'opiniâtreté finit par payer et que sur des chemins obscurcis d'embûches aux parfums de navet, on entrevoit de temps en  […]

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mardi 12 mai 2026

La Divine (神女, Shén nǚ), de Wu Yonggang (1934)

divine.jpg, 2026/03/24

"Que les ragots sont effrayants !" Il suffit souvent d'un détail pour faire passer un film appartenant à un registre donné bien identifié du statut de énième variation peu passionnante à celui de singularité attrayante, il me semble. Le cas de La Divine se démarque du tout-venant du  […]

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jeudi 07 mai 2026

La Terre jaune (黄土地, Huáng tǔdì), de Chen Kaige (1984)

terre_jaune.jpg, 2026/03/24

Désespoir discret et désillusions silencieuses Le tout premier film de Chen Kaige appartient à cette catégorie de cinéma lent, sobre, un peu taiseux, à combustion lente, et donc les qualités principales passent davantage par l'ambiance et la mise en scène que d'autres éléments plus classiques,  […]

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samedi 25 avril 2026

Mimosas, la voie de l'Atlas (Las Mimosas), de Óliver Laxe (2016)

mimosas_la_voie_de_l-atlas.jpg, 2026/03/24

Voyage métaphysique vers le Haut Atlas marocain On comprend mieux, en regardant Las Mimosas, d'où Óliver Laxe tient ce style et cette capacité à filmer les montagnes, la terre, les cours d'eau, et en particulier cette région de l'Atlas au sud du Maroc. Un décor qu'il a depuis repris pour le plus  […]

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lundi 13 avril 2026

Le Samouraï et le Shogun (柳生一族の陰謀, Yagyū ichizoku no inbō), de Kinji Fukasaku (1978)

samourai_et_le_shogun.jpg, 2026/03/24

Haute trahison en couleur C'est très souvent mentionné dans ce qu'on peut lire au sujet de Le Samouraï et le Shogun, mais c'est vrai qu'il y a un petit parfum de fin de cycle en matière de chanbara ici, dans un registre arrivant en quelque sorte au bout de son potentiel après 2 ou 3 décennies  […]

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