lundi 24 août 2026

Images du vieux monde (Obrazy starého sveta), de Dušan Hanák (1972)

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Chroniques paysannes tchécoslovaques fragmentées

Il m'a manqué quelque chose dans Images du vieux monde pour que les témoignages, au centre du documentaire, produisent réellement les effets recherchés. Le film tchécoslovaque d'à peine plus d'une heure file à toute vitesse selon trois modalités d'expression (des photos, des enregistrements audio, et des séquences vidéo) et porte un regard singulier sur des personnes très âgées vivant dans des régions montagneuses reculées de l'actuelle Slovaquie. Dušan Hanák avance avec un motif principal : établir une chronique du quotidien paysan, avec des portraits de personnes isolées vivant dans des conditions difficiles (un très grand euphémisme, on se croirait parfois projeté un siècle en arrière), le long d'une dualité marquée par la rudesse des conditions de vie et l'état de bonheur souvent décrit.

Très clairement, c'est le genre de documentaire qui coche les bonnes cases me concernant, et j'aurais presque pu me délecter des photographie seules accompagnées des témoignages en voix off. Je ne suis pas sûr d'accrocher au message sous-jacent qui comporte quelques impasses à mes yeux (certes, ces personnes font preuve d'une force morale sidérante étant données leurs conditions d'existence, m'enfin, est-ce que leur situation est bien souhaitable ?), mais on peut assez aisément fermer les yeux sur cette composante probablement imposée par le montage ou par la direction des intervenants. Il y a dans le film une quantité phénoménales de plans marquants, que ce soit la description d'un quotidien impensable (ce vieux incapable d'utiliser ses jambes après avoir été écrasées par une charrette d'une demi-tonne, qui se déplace à quatre pattes avec un vêtement sur-mesure en-dessous du bassin pour aller à l'étable, monter les escalier, et même selon ses dires construire une maison) ou les simples gros plans extrêmement photogéniques (les mains usées, les visages ridés, les regards partagés entre tristesse et fierté).

Mais il manque un petit quelque chose qui se serait fait le vecteur d'émotions, car le format empêche à proprement parler de s'imprégner de chacune de ces nombreuses vignettes. L'utilisation de la musique classique ne m'a pas vraiment convaincu, et j'ai la sensation que l'on aurait pu creuser bien au-delà de ce qui nous est montré en découvrant davantage de détails sur leur existence. Le rapport à la mort, aussi, esquissé tout du long, me donne l'impression d'avoir été à peine abordé alors que les témoignages abordant le sujet semblent receler une richesse inouïe.

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jeudi 20 août 2026

Center Stage (阮玲玉, Ruan Lingyu), de Stanley Kwan (1991)

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"When women stand up, it doesn't necessarily mean men are falling down. We can stand up together in this large world." Je me suis littéralement jeté sur ce film après avoir découvert Ruan Lingyu dans La Divine, sa dernière interprétation avant son suicide en 1935, un personnage  […]

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lundi 17 août 2026

Elle entend pas la moto, de Dominique Fischbach (2025)

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Chronique de failles familiales Le hasard fait que parmi les œuvres recensées dans ma liste des meilleurs films vus récemment, le premier et le dernier (en termes chronologiques) correspondent à des documentaires ayant pour thème la surdité — entre autres choses, les deux n'ayant pas grand-chose à  […]

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dimanche 09 août 2026

Du rouge pour un truand (The Lady in Red), de Lewis Teague (1979)

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"You ever seen the Pacific? Everybody should see it once before they are plowed under." Comme beaucoup, j'associe le nom de Lewis Teague à deux (films que je considère comme des) navets animaliers très marqués par la décennie des 1980s, L'Incroyable Alligator et Cujo. Aussi, la découverte  […]

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mardi 04 août 2026

Les Bas-fonds de Frisco (Thieves' Highway), de Jules Dassin (1949)

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"I don't know what are you talking about, but I have a new respect for apples." La grande originalité de ce film de Jules Dassin (son dernier réalisé aux États-Unis) tient au contexte socio-économique dans lequel le thriller noir se noue : le commerce des pommes, de la récolte dans les  […]

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vendredi 31 juillet 2026

Hundreds of Beavers, de Mike Cheslik (2024)

hundreds_of_beavers.jpg, 2026/06/03

Cartoon cocaïné Impossible de ne pas être un minimum sensible au délire gargantuesque de Mike Cheslik (et Ryland Brickson Cole Tews au premier plan devant la caméra) qui déballe dans un même mouvement franc et sincère sa cohorte de références cinématographiques et son humour potache teinté de  […]

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mardi 28 juillet 2026

Hairspray, de John Waters (1988)

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Desperate dancing Regarder cette comédie musicale de la fin des années 80 parodiant la mode des émissions télé de danse des années 1960 baignant dans leur jus raciste (entre autres) depuis notre année 2026 n'est pas de tout repos. Il faudrait que je complète la filmo de John Waters mais j'ai  […]

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mercredi 22 juillet 2026

La Berceuse de la grande terre (大地の子守唄, Daichi no komoriuta), de Yasuzō Masumura (1976)

berceuse_de_la_grande_terre.jpg, 2026/06/03

Rude conquête de l'indépendance Deuxième film en couleur de Masumura que je vois, peu de temps après Tatouage (1964), mais manifestement La Berceuse de la grande terre appartient à un tout autre registre même si on reste dans le mélodrame (mais bon, Masumura a-t-il déjà fait autre chose ?). La  […]

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